Déclarer des panneaux solaires en autoconsommation : mairie, Enedis et assurance
Mairie, Enedis, assurance : les démarches obligatoires pour déclarer vos panneaux solaires en autoconsommation et éviter les mauvaises surprises.
Déclarer des panneaux solaires en autoconsommation nécessite trois démarches : une déclaration préalable de travaux en mairie, la signature gratuite d'une Convention d'Autoconsommation Sans Injection (CACSI) avec Enedis, et l'information de votre assureur habitation. Le délai d'instruction en mairie est d'un mois, et le silence de l'administration vaut accord tacite. Même une installation d'un seul panneau doit être déclarée, sans exception.
- Déclarer ses panneaux solaires en autoconsommation : les trois démarches obligatoires
- Déclaration en mairie : comment remplir le formulaire Cerfa 13703
- Convention d’autoconsommation sans injection (CACSI) : le raccordement Enedis
- Assurance habitation et panneaux solaires : ce que dit votre contrat
- Dans quels cas la déclaration en autoconsommation n’est pas la bonne solution
- Déclarer ses panneaux solaires : les erreurs à éviter
- Conclusion : sécurisez votre installation en trois étapes
En Île-de-France, l’autoconsommation solaire séduit de nombreux propriétaires qui veulent réduire leur facture d’électricité. Une installation photovoltaïque ne se résume pas à la pose de panneaux sur un toit. Pour être conforme et correctement assurée, elle exige trois démarches : la déclaration en mairie, la convention avec Enedis et l’information de votre assureur. Voici comment les accomplir sans erreur.
Déclarer ses panneaux solaires en autoconsommation : les trois démarches obligatoires
Pour une installation en autoconsommation sans revente, vous devez effectuer une déclaration préalable de travaux en mairie, signer une Convention d’Autoconsommation Sans Injection (CACSI) avec Enedis, puis informer votre assureur habitation. Ces trois démarches sécurisent votre installation et évitent tout litige.
La première étape consiste à déposer un dossier en mairie avant le début des travaux. La seconde formalise le raccordement de votre installation au réseau public de distribution. La troisième protège votre patrimoine en cas de sinistre. Chacune répond à une obligation légale ou contractuelle distincte.
Le délai d’instruction de la déclaration préalable est d’un mois à compter du dépôt du dossier complet . Passé ce délai, le silence de l’administration vaut accord tacite. Vous pouvez donc engager les travaux sans attendre une réponse explicite.
La CACSI est gratuite et sans engagement de durée . Elle ne vous lie pas à Enedis pour une période minimale et peut être résiliée à tout moment si vous modifiez votre installation.
En Île-de-France, les mairies appliquent les mêmes règles qu’ailleurs en France : aucune dispense n’existe pour les petites puissances. Même un panneau unique destiné à alimenter un chauffe-eau doit être déclaré.
Déclaration en mairie : comment remplir le formulaire Cerfa 13703
La déclaration préalable de travaux (Cerfa 1370307) est exigée pour tout panneau solaire, même en autoconsommation. Le dossier se dépose en mairie avec un plan de situation, un plan de masse et des photos d’insertion. L’instruction dure un mois, et l’absence de réponse vaut accord tacite.

Le formulaire Cerfa 1370307 se télécharge sur service-public.fr . Vous y décrivez la nature du projet, la surface des panneaux, leur inclinaison et leur implantation. Une erreur fréquente consiste à cocher la case « travaux exécutés » au lieu de « travaux à exécuter ».
| Critère | Déclaration préalable en mairie |
|---|---|
| Formulaire | Cerfa 1370307 |
| Délai d’instruction | 1 mois |
| Réponse en cas de silence | Accord tacite |
| Coût | Gratuit |
| Recours possible | Oui, dans les 2 mois suivant la décision |
Le dossier doit être déposé en deux exemplaires à la mairie de la commune où se situe la maison. Si votre logement est en copropriété, joignez l’accord de l’assemblée générale ou du syndic pour les parties communes.
- Plan de situation (échelle 1/25000 à 1/10000)
- Plan de masse (échelle 1/500 à 1/1000)
- Photos d’insertion du projet
En secteur protégé, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France peut prolonger le délai d’instruction. Renseignez-vous auprès du service urbanisme avant de signer un devis d’installation.
Convention d’autoconsommation sans injection (CACSI) : le raccordement Enedis
La CACSI est un contrat gratuit entre le producteur et Enedis qui formalise le raccordement de votre installation en autoconsommation totale. Elle précise les caractéristiques techniques de l’installation et les règles de sécurité. Sans cette convention, votre installation n’est pas conforme et votre assurance peut refuser une indemnisation.
La signature intervient avant la mise en service de l’installation. Votre installateur transmet généralement le dossier à Enedis, mais vous restez responsable de la conformité administrative. Le délai moyen de traitement est de 2 à 4 semaines .
La CACSI atteste que vous n’injectez pas de surplus sur le réseau public. Si votre onduleur est réglé pour limiter l’injection à zéro, cette convention suffit. Dans le cas contraire, une convention avec vente du surplus devient obligatoire.
Signer une CACSI alors que votre installation injecte du surplus expose à une régularisation forcée par Enedis. Vérifiez le réglage de l’onduleur avec votre installateur avant de signer.
La convention précise également la puissance de raccordement, le point de livraison et les conditions d’accès aux données de production. Conservez ce document avec votre dossier administratif : il vous sera demandé en cas de revente du bien.
Assurance habitation et panneaux solaires : ce que dit votre contrat
Les panneaux solaires sont considérés comme un élément de votre habitation. Ils doivent être déclarés à votre assureur pour être couverts en cas de tempête, incendie ou dégât des eaux. Sans déclaration, l’assureur peut refuser d’indemniser les dommages causés à l’installation ou par celle-ci.

Le code des assurances impose un délai de déclaration de 30 jours après la pose . Au-delà, l’assureur peut appliquer une réduction d’indemnité ou résilier le contrat. Cette déclaration se fait par simple courrier ou via votre espace client en ligne.
- ✅ Couverture des panneaux contre les risques classiques
- ✅ Indemnisation en cas de tempête ou de grêle
- ✅ Extension possible pour la responsabilité civile
- ❌ Surprime possible selon la puissance installée
- ❌ Exclusion fréquente des panneaux au sol non déclarés
- ❌ Franchise plus élevée en cas de sinistre lié au photovoltaïque
Si vous revendez votre surplus, une assurance responsabilité civile professionnelle peut être exigée par l’acheteur. Vérifiez cette clause avant de signer un contrat d’obligation d’achat.
Envoyez votre déclaration à l’assureur en recommandé avec accusé de réception. En cas de litige, vous disposerez d’une preuve de la date d’information.
Dans quels cas la déclaration en autoconsommation n’est pas la bonne solution
Si votre installation dépasse 3 kWc ou si vous prévoyez d’injecter du surplus, la CACSI ne suffit plus : il faut une convention d’autoconsommation avec vente du surplus. De même, si votre toiture est classée ou en secteur protégé, la déclaration préalable peut être refusée. Enfin, si vous n’êtes pas propriétaire, l’accord du bailleur est indispensable.
Le seuil de 3 kWc correspond à l’obligation de vente du surplus fixée par l’arrêté du 9 mai 2017 . En dessous, vous pouvez rester en autoconsommation totale. Au-dessus, l’injection sur le réseau impose un contrat d’achat ou de vente en surplus.
En secteur protégé, l’Architecte des Bâtiments de France émet un avis conforme qui peut imposer des panneaux de couleur ardoise ou une implantation masquée depuis la rue. Un refus est possible si le projet altère la cohérence architecturale du bâti ancien.
Un locataire qui installe des panneaux sans l’accord écrit du propriétaire s’expose à une remise en état des lieux à ses frais. L’accord doit préciser qui devient propriétaire de l’installation en fin de bail.
Vous êtes dans l’un de ces cas ? Orientez-vous vers une convention d’autoconsommation avec vente du surplus ou vers une étude de faisabilité approfondie avant d’engager des frais.
Déclarer ses panneaux solaires : les erreurs à éviter
Les erreurs les plus fréquentes : croire que l’autoconsommation dispense de toute formalité, oublier la déclaration à l’assurance, ou signer une CACSI alors qu’on injecte du surplus. Ces oublis peuvent entraîner un refus d’indemnisation ou une mise en demeure de la mairie.

Autre confusion courante : penser que la déclaration préalable vaut autorisation de raccordement. Ce sont deux procédures distinctes : la mairie valide l’urbanisme, Enedis valide le raccordement technique.
- Ne pas confondre autoconsommation et absence de formalités
- Toujours informer son assureur, même pour une petite installation
- Vérifier si l’onduleur injecte du surplus avant de signer la CACSI
- Ne pas attendre la fin des travaux pour déposer la déclaration préalable
- Conserver une copie de la CACSI et de l’accusé de réception de la mairie
En Île-de-France, les contrôles de conformité se multiplient, notamment lors des reventes immobilières. Un dossier incomplet peut retarder une vente ou entraîner une décote du bien.
Conclusion : sécurisez votre installation en trois étapes
Vous savez désormais comment déclarer vos panneaux solaires en autoconsommation. Déposez la déclaration préalable en mairie avant les travaux, signez la CACSI avec Enedis avant la mise en service, puis informez votre assureur dans les 30 jours suivant la pose.
Rassemblez dès aujourd’hui les pièces du dossier Cerfa 1370307 : plan de situation, plan de masse et photos d’insertion. Contactez votre installateur pour vérifier le réglage de l’onduleur et le type de convention adapté à votre puissance. Enfin, adressez un courrier recommandé à votre assureur pour formaliser la couverture de votre installation.
Questions frequemment posees
Quelles démarches faut-il faire pour installer des panneaux solaires en autoconsommation ?
Trois démarches sont obligatoires : déposer une déclaration préalable de travaux en mairie, signer une Convention d'Autoconsommation Sans Injection (CACSI) avec Enedis, et informer votre assureur habitation. La CACSI est gratuite et sans engagement de durée. Aucune de ces étapes ne peut être omise, même pour une petite installation.
Faut-il une autorisation de la mairie pour poser des panneaux solaires ?
Oui, une déclaration préalable de travaux est obligatoire avant toute pose de panneaux solaires, quelle que soit la puissance. Le délai d'instruction est d'un mois à compter du dépôt du dossier complet. Sans réponse dans ce délai, l'accord tacite est acquis et les travaux peuvent débuter.
La convention avec Enedis est-elle payante ?
Non, la Convention d'Autoconsommation Sans Injection (CACSI) est entièrement gratuite et sans engagement de durée. Elle formalise le raccordement de votre installation au réseau public de distribution. Elle peut être résiliée à tout moment si vous modifiez votre installation.
Faut-il prévenir son assurance habitation pour des panneaux solaires ?
Oui, informer votre assureur est indispensable pour que votre installation soit couverte en cas de sinistre (incendie, tempête, dégât des eaux). Sans déclaration, l'assureur peut refuser l'indemnisation. Vérifiez que votre contrat couvre bien la valeur des panneaux et l'éventuel surcoût de reconstruction.
Que risque-t-on si on ne déclare pas ses panneaux solaires ?
En l'absence de déclaration en mairie, vous vous exposez à une amende et à une obligation de démolition ou de mise en conformité. Sans CACSI, Enedis peut exiger la régularisation ou la déconnexion de l'installation. Sans information à l'assureur, aucun remboursement ne sera possible en cas de sinistre.
Un seul panneau solaire doit-il être déclaré ?
Oui, même un panneau unique destiné à alimenter un chauffe-eau doit être déclaré en mairie et faire l'objet d'une CACSI. Aucune dispense n'existe pour les petites puissances, y compris en Île-de-France. La règle s'applique uniformément sur tout le territoire français.
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Demander un devis gratuitRédigé par
Nadia Benali
Ancienne chargée d'études photovoltaïques en Île-de-France, elle a passé douze ans à dimensionner des installations résidentielles, du pavillon de Seine-et-Marne à la maison de ville des Hauts-de-Seine. Elle relit les devis que les lecteurs lui envoient et traduit les simulations commerciales en kWh réels.
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